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And bring me home again (pv Askerna)

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JARL

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MessageSujet: And bring me home again (pv Askerna) Lun 12 Mar - 1:21

And bring me home againSes bras se crispaient sous l'impulsion des à coups que donnait le jeune hongre sur les rênes. Inutile de se demander si ce cheval avait réellement envie d'être ainsi baladé à travers la ferme familiale. Ce qui me liait à cet endroit, qui m'avait accueillit comme enfant semblait sortir d'un mythe, d'un rêve éveillé. L'histoire d'un jeune garçon qui épuisé par une course effrénée, s'arrêta devant le corps froid et sans vie de son père. L'air hagard je semblais plonger dans une tourmente incompréhensible. Impossible de croire que je tenais cette main glaciale. Une poigne puissante me tira de cette torpeur affligeante. Elle serrait mon épaule dans une étreinte forte et se voulant aidante. Mon grand oncle Hvitserk toisait de son regard ce jeune garçon hagard l'aidant à se lever et l'éloigner de ce spectacle macabre. Mon grand oncle m'aida à surmonter cette épreuve difficile. Le temps se chargea de panser les blessures, le chagrin remplacé par le désir de vivre. Le travail ne manquait pas sur la ferme aussi bien celle que nous possédions désormais que sur la sienne. La satisfaction d'une vie rude mais juste me faisait oublier quelques instants la tristesse qui accompagnait les deux orphelins que nous étions ma sœur et moi. J'avais un profond respect et de l'affection pour le vieil homme qui m'avait tendu la main dans un événement aussi tragique et impensable à survivre.

Mes mains calleuses empoignaient fermement les sangles de cuirs. Déterminé à rendre ce qui m'avait été donné j'avais contractée une dette éternelle envers le vieil homme même après sa mort d'autant plus qu'il n'était plus apte à s'occuper seul de ses terres. Mes yeux n'avaient pas perdus une once de l'éclat de l'enfant qui fut jadis. Je m'efforçais d'attacher solidement l'animal, passant ma main droite sur l’encolure du quadrupède et apaiser la fougue qui persistait à l'habiter. Par delà les terres escarpés subsistaient des fermiers telle que moi. J'approvisionnais Skäne et si il y avait besoin nos voisins de part et d'autres du territoire. Le peu que nous avions, nous le partagions volontiers avec le clan. J'avais de l'énergie à revendre, être auprès d'eux dans certaines tâches de la ferme familiale était devenu un quotidien plaisant et apaisant. Astrid ma sœur m'aidait et elle devait à elle seule gérer la ferme. Mes yeux perçants se faufilaient parfois, croisant sa silhouette de part et d'autres de la ferme. C'était une jeune femme courageuse, bienveillante et aimante. Elle ferait une excellente épouse et un jour peut être obtiendrait elle gain de cause aux yeux des hommes. Une forme d'admiration c'était mutuellement installée avec le temps auprès de ma femme, elle était comme une partie de mon corps, indéfectiblement liée à mon cœur et mon âme. Chacun et chacune d'entre nous avions vécu des moments difficiles mais nous avions survécu. Perdre des proches était le lot de tous mais le travail et l'entretien d'une ferme ne pouvait se faire sans plusieurs bras et mains prêtes à travailler avec acharnement. Je flattais l'encolure quelques instants avant de m'éloigner le front et les mains noir de poussière et de la terre s'accumulant sur nos pas.

Je me postais contre la rambarde observant l'ampleur de notre travail. Un peu plus tard dans la journée alors que la besogne journalière était presque achevée je décidais de rejoindre Askerna auprès de la cahute. Le soleil crépusculaire se faisait peu à peu sentir au fur et à mesure que j'avançais vers elle. Contre l'armature de la maison était posé deux boucliers. Solide et large ils étaient le seul rempart protecteur que nous possédions dans une bataille. « Je pensais qu'un peu de pratique ne te déplairais pas. »  Déclarais-je alors que je tendais l'un des boucliers à ma jeune femme. Me munissant aussitôt du mien, je l'invitais à en faire autant arquant un sourcil et plissant mon œil droit en sa direction.
 

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Lun 12 Mar - 5:52

And bring me home again
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Les enfants courraient autour, criaient et gloussaient, s’insultant et se défiant l’un l’autre. Le plus jeune fuyait, tournait autour de ma jupe, s’y cachait avant de reprendre sa course dès qu’il réalisait que je ne le protégerais pas. Le jeu du chat et de la souris se transformait en partie de cherche et trouve. Pour eux, toutes les raisons étaient bonnes pour se chamailler et courir, surtout si, ainsi, ils retardaient le moment fatidique où ils devraient se remettre au travail. Je les voyais, s’en aller en direction de la grande route, là où leur père faisait son apparition. Les deux gamins aux cheveux dorés compétitionnaient à savoir lequel le rejoindrait le premier. Dans leurs courses, ils oubliaient le pauvre cheval qui en les voyant arrivés comme des flèches, sembla donner du fil à retordre à son manieur. Un spectacle qui m’amusa à première vue alors que Tyldr, sérieux, était tiré de sa rêverie par notre réalité. Mes lèvres pincées, je m’empêchais de me moquer davantage, me recentrant sur les vêtements que j’accrochais à une corde pour qu’ils sèchent.

Aujourd’hui, le froid nous donnait un répit. La neige qui couvrait les toitures fondait sous les rayons du soleil qui étaient inhabituellement chaud en cette période de l’année. La clémence de la journée nous faisait rêver de la saison chaude et nous mettait en bouche l’arrivée d’un printemps hâtif. La neige se transformait en eau et la terre gelée en boue, de laquelle, Asgeir et Styrbjorn étaient recouverts et trempés. Bientôt, tous les trois disparaissaient de ma vue et retournaient à l’étable. Le silence accompagnait mes gestes et tandis que je pigeais un morceau de vêtement dans un panier, je posais mon regard sur le second, dans lequel sommeillait mon protégé. Il entamait sa quatrième semaine de vie, de plus en plus vif et éveillé. Son faciès se déforme, de mimique inconsciente provoquée par les rêves. Un sourire, une grimace, il s’agite, mais ne se s’éveille pas. Je remontais la couverture, recouvrant ses bras, ses minuscules mains qui ont su se défaire de son étoffe. Il bâillait et à nouveau, il retrouvait un sommeil plus paisible. Je reniais l’évidence, me persuadait que si je ne laissais personne l’approcher, jamais, personne, ni même les dieux, ne pourraient me prendre mon fils. Cette prophétie me torturait l’esprit de scénario aussi inconcevable qu’absurde. Alors, je le surprotégeais et le tenait loin de tout danger apparent.

Derrière moi, la voix de Tyldr venait me tirer de ma rêverie. Promptement, je me retournais sans cacher ma surprise, il m’avait fait sursauter. Je remarquais tout de suite ce bouclier qu’il me tendait et comme j’hésitais, j’avais timidement avancé la main afin de m’en saisir. Mon regard le questionnait, mais un sourire vint rapidement trahir mon ravissement. Je considérais mon mari d’un air étrangement taquin et lui, me bravait de son œil de fauve.

« Vraiment? »


La guerrière au bouclier ne tardait pas à répondre à l’appel du soldat viking. Je sondais les alentours, à la recherche d’un objet contondant qui saurait faire office d’assommoir.

« La dernière fois que nous nous sommes battus, je t’ai cassé le nez, tu te souviens? »  

Lui rappelais-je, en lui souriant affablement, me reculant de quelques pas, mettant une distance en nos corps, mais aussi, m’éloignant de notre fils. Mes chances de remporter la joute, je le savais, étaient minces. Si un an plus tôt, l’assommer avait été un jeu d’enfant, cette fois-ci, qu’importent mes talents au combat, je prévoyais être celle qui mangerait la poussière. Tyldr était blindé, au summum de sa force physique, il s’entrainait tous les jours sans compter tout le travail qu’il avait dût faire sur la ferme pour compenser mon ralentissement. J’attendais qu’il frappe le premier, mener l’assaut n’était pas une bonne stratégie et pour une rare fois, je devais me contenter de jouer sur un terrain plus défensif qu’offensif.

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Mar 13 Mar - 0:10

And bring me home againUne brise légère venait caresser les hautes herbes dans un mouvement ondulé. Bientôt le soleil irait se coucher. Sól rejoindrait sa tanière et laisserait sa place à Máni pour briller haut et fort dans le ciel étoilé. L'enthousiasme d'Askerna portait à mes lèvres un sourire enjoué. Après tout s'occuper de notre dernier né ne devait pas être une raison suffisante pour laisser de côté les combats et ce petit entraînement improvisé. J'admirais silencieusement ce comportement tenace, cet esprit d'acceptation et de dévouement dont elle faisait preuve envers sa famille. Ma femme était une véritable guerrière. Elle était similaire à ma sœur à quelques choses près. Aucun doute sur sa détermination elle était prête à en découdre. Nos boucliers en mains je tirais deux armes de mon barda. J'avais une préférence pour les armes à une main plus sûr et munit d'un bouclier il y avait beaucoup de possibilités pour se mettre à l'abri des attaques venant frontalement nous harceler. Je dégainais une épée, pas de quoi briser trois pattes à un caneton dans les circonstances actuelles mais, elle devait elle aussi tenir une arme, une vraie entre ses mains en plus du bouclier.

Son regard brillait, il y avait ce je ne sais quoi qui rendait ces yeux si pétillants. Je pouvais lire dans celui-ci avant même qu'elle ne m'adresse la parole. J'étais heureux de la voir ainsi, être souriante et avenante n'était pas une chose facile surtout après toutes les épreuves passées. Elle semblait dissimuler son chagrin depuis qu'elle avait enfanté du petit dernier. Il restait bel et bien ancré. C'est une part de nous, une part que l'on refoule derrière nos sourires, nos paroles déguisées. Aujourd'hui cependant toute cette peine semblait s'estomper. « La dernière fois j'étais idiot et un peu trop bourré. » Déclarais-je étirant mes lèvres sans détourné mon regard céruléen de mon objectif. « Pas de moqueries inutiles, garde cette énergie pour le combat. » Conseillais-je en saisissant une hache à une main. Je tournais autour d'elle marchant, saisissant l'instant propice pour marteler le bouclier auquel elle s’accrochait. Cela ne l'empêchait pas de parler, je laissais spontanément un rire s'échapper d'entre mes lèvres. « Si seulement tu tenais aussi bien ton bouclier que tu ne savais parler. » Rétorquais-je la provoquant d'un sourire malingre pour finalement venir donner un coup en sa direction. L'impact sur le bouclier sonnait comme deux coque d'un navire s'entrechoquant lentement. Travailler les parades c'était le principal soucis que je m'étais fixé. « Relève moi ce bouclier » Lançais-je avant de percuter le tranchant de ma hache à nouveau riper contre le centre de l'armature en bois. « C'est mieux, mais est ce que se sera suffisant ? » Reprenais-je levant mes yeux au ciel laissant une marge d'ouverture pour qu'elle puisse à son tour riposter. Elle était rapide et plutôt agile dans ses mouvements. La fluidité de son corps semblait être instinctive, innée chez elle. Je reculais en arrière la lame entaillant la paroi en bois de mon bouclier. Cette petite danse improvisée dura plusieurs minutes. La température ambiante et l'air frais qui s’infiltrait au travers de mes vêtements me faisait le plus grand bien. Je relevais mon corps spontanément laissant ma garde ouverte. Je laissais tombé mon bouclier au sol et me ruait vers Askerna la hache et mon bras tendu vers le ciel forçant l'ensemble de mes muscles tenir une fraction de seconde en suspension dans l'air. Mon épaule heurta sévèrement le bouclier de ma femme. J'agrippais avec ma main l'arc de cercle en bois voulant forcer son bras à s'abaisser et poser le bouclier à même le sol.

A. (0-50) Týldr ne réussit pas abaisser le bouclier de sa femme et laisse une ouverture pour qu'elle puisse le frapper. B. (51-100) Týldr réussit à obtenir une ouverture dans la défense d'Askerna]

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Mar 13 Mar - 0:10

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Mar 13 Mar - 4:26

And bring me home again
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Je lui volais des mains l’arme qu’il avait pris pour moi, une épée, une vieille, la même qu’Asgeir utilisait pour s’entrainer sur les épouvantails. La lame ne tranchait plus et la pointe n’arriverait même pas à trouer le tissu le plus mince. Ça ne servait à rien de sortir l’arsenal de guerre alors qu’il s’agissait que d’une joute amicale. J’attendais qu’il lance l’offensive, le mirant d’un regard à la fois séducteur et impatient. Tyldr, lui, me narguait de ce rictus en coin, à la fois insolent et délicieux, ce même air qu’il prenait pour me déshabiller du regard. Ses minces lippes frétillaient sous les poils charnus de son visage, donnant l’impression qu’il savourait un fruit mûr à la chair tendre.

« À qui crois-tu parler Tyldr? »


Demandais-je, alors qu’il commençait sa ronde, laissant ses pas tracer une volte presque parfaite autour de moi. Statuesque, je le suivais du regard sans bouger, les chevilles ancrées à la terre.

« J’aurai toujours assez d’énergie pour te faire mordre la poussière! »

Rajoutais-je, avec toute l’insolence et la légèreté qu’il me connaissait. Je me moquais, m’amusait de lui, attisant cette flamme ardente qui n’attendait qu’une bouffée d’oxygène pour être consommée. Sa hache s’encrait au creux de sa paume, ses doigts de refermaient autour du manche et sa mâchoire se crispait. Aussi prévisible qu’un chien de troupeau, Tyldr entamait l’échange d’un coup direct, visant le centre du corps du bouclier, ne me laissant même pas le plaisir de riposter ou de faire claquer le métal. Il savait comment me provoquer, comment m’agacer au point de me faire grogner comme une louve. Je détestais ce genre d’attaque, ce badinage ne nous menait nulle part. Il osait même critiquer le port de mon bouclier, ma façon de contrer ses coups de fillettes immatures.

« Fait donc un homme de toi! Même ta sœur frappe plus fort que toi! »


Dans une première vrille, je bloquais sa hache venue du ciel, mon bouclier au-dessus de mon coude, ma lame fendait l’air plus bas. Il se défilait habillement, me forçant à reculer d’une violente poussée et m’obligeait même à mettre un genou au sol. Il profitait de son avantage et se lançait dans un autre assaut que j’esquivais habilement en me relevant. Très vite, mon souffle devenait court, mes muscles me rappelaient les mésaventures des derniers mois. L’air glacial me brulait les poumons et ma piètre forme physique me donnait un clair désavantage. La chorégraphie improvisée durait depuis déjà quelques instants et si peu à peu, le corps déclarait forfait, je m’entêtais à tenir le cap. Il m’acculait à la maison, me coinçant entre le bâtiment et la clôture qui le ceinturait. Il laissait sa rondache au sol et chargea, brandissant sa hache. J’anticipais le coup en puissance et freinait habilement sa course de mon bouclier. Il s’y accrochait, y mettant tout son poids, et je le lâchais, le laissant bêtement accompagner mon mari dans sa chute. Homme et bouclier embrassaient tête première le sol recouvert de fange. Une scène qui vint provoquer l’hilarité auprès de nos spectateurs, qui, auparavant silencieux et discrets, se moquaient de leur père. Les deux petits porcelets s’invitèrent aussitôt et s’occupèrent de donner le coup de grâce à leur patriarche en lui sautant sur les épaules, l’empêchant momentanément de se relever ou de reprendre pieds.

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Mer 14 Mar - 2:44

And bring me home againLes échanges fusaient, provocations et taquineries se multipliant face aux yeux de leurs enfants qui observaient la scène avec une attention particulière. Les deux parents finiraient par en venir aux mains sans prendre le moindre gant. Ce n'était pas dans leurs façons de faire, ce qu'ils n'arrivaient pas à régler par quelques douces paroles et gestes de tendresses finissaient généralement une arme en main pour solder leurs petites affaires. Et quand bien même il n'obtenaient pas ce qu'ils voulaient par la force, l'entêtement avaient finalement raison de celui ou celle qui n'arrivait plus à poursuivre le dialogue. Taquineries et remarques cinglantes se poursuivirent sans qu'aucun des deux ne réussisse à avoir le dessus sur l'autre.

C'est alors que l'assaut fut donné, l'impétuosité et la fougue qui habitait la moindre parcelle de son corps éprouvé marquait de plus en plus sa détermination à ne pas se laisser berner. Il n'en fallait pas moins pour qu'Askerna joue avec l'impatience de celui dont elle partageait depuis longtemps l’appétence de la chair au sein du lit conjugale. La femme féline s'extirpa finement de la voracité de son époux sans qu'il ne puisse anticiper le moindre de ses mouvements. C'est la tête la première puis ses mains se plaçant en avant qui gouttèrent au mélange de boue et de neige fondue dans un fracas tonitruant. Quel sombre idiot il faisait, le voilà salement abattu au sol par ses propres enfants. Le père de famille se mit à geindre feintant de ne pas croire en sa défaite pourtant belle et bien réelle.
Les cries et les éclats de rire de ses fils atténuaient quelques peu cet orgueil démesuré dont il se targuait tant d'avoir pour lui auprès de ses proches. Et quand la bête fut en position de faiblesse, les petits marcassins en profitèrent encore plus amplement. Ce petit jeu tourna vite en la faveur de la mère et ses enfants montrant à l’indéniable perdant de quel bois était fait sa petite famille vigoureuse, aimante et impitoyable envers le fameux perdant.

Je me prêtais quelques minutes au jeu, me relevant subitement et les portant comme des sacs l'un de chaque côtés tournoyant et pivotant sur moi même en rugissant fièrement face aux moqueries et à leurs rires d'enfants. À cet instant j'en oubliais à quel point j'avais assurément dévoilé un excès de confiance qui venait tout juste de se rendre en se faisant ainsi mouché par la jeune et implacable maman. La trace du soleil se déposait dans le ciel. Sa poussière rougeâtre s'estompait peu à peu devant moi. Une journée de plus s'écoulait, une autre se lèverait sur Skäne, ses forêts, cette ferme. Il n'y avait pas plus beau spectacle sur cette terre. Les dieux nous avaient offert un monde à travers lequel nous pourrions glorifier, sanctuariser, sacraliser leurs noms et leurs idoles. Il n'y avait pas plus beau destin que de vivre et sentir le corps chaud d'une femme, la brise légère souffler sur son visage, entendre son cœur battre et retentir contre son poitrail. À travers ce regard l'enfant devenu homme n'envisageait qu'un bon repas chaud et une bonne nuit de sommeil. Le petit garçon au yeux céruléens lui continuait pourtant de voyager à travers le ciel. L'ambiance était au repos, quelques instants pour souffler et se remettre de l'adrénaline insufflant nos corps échauffés après cette longue et laborieuse journée.

Le rythme de ma respiration revenait à la normal. Prenant de longues inspirations et expirant l'air de mes poumons. J'apposais ma main gauche sur mon visage projetant mes yeux des derniers rayons s'aventurant à l'encontre de ma vision. Rapidement rejoint par la fine silhouette de ma femme. « Tu as l'air contente. » Lui lançais-je laissant transparaître un sourire sur mes lèvres. Mes deux fils eux restèrent à mes côtés alors que je laissais mes mains ébouriffés leurs crinières dorées de mes mains calleuses et pleines de terres. Cela avait au moins le don de les faire réagir dans le bon sens du terme. « Votre mère est la plus grande guerrière au bouclier que je connaisse. » Confessais-je laissant mes lèvres déposer sur leurs petites têtes un baiser furtif avant de les pousser en avant pour qu'ils aillent poursuivre leurs occupations initiales.

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Jeu 15 Mar - 1:39

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Il était couvert de boue, de la tête aux pieds. Comme les enfants, je riais, me moquais et me ravissait de sortir victorieuse de ce petit affrontement. À vrai dire, le sol glissant avait joué en ma faveur, sans lui, j’aurai été celle couverte de vase. Asgeir s’accrochait aux épaules de son père et Styrbjorn l’assistait. Le cadet sursautait nerveusement en entendant le grognement roque de l’ours qui se réveillait. Le petit aux cheveux blonds comme les rayons du soleil s’écartait laissant son grand frère se charger du reste. Il avait peur, il criait, mais riait nerveusement, amusé, mais incertain, il n’avait hérité ni du courage de son père, ni de la fougue de sa mère. J’allais l’attraper, le soulevant dans mes bras et le forçant à s’approcher.

« Aller ma petite poule mouillée! Défends-toi!»


Lui assénais-je, le reposant au sol et le poussant dans la mêlée. Le cœur au ventre, l’enfant rejoignait le jeu, se faisant lui aussi capturé. La journée s’achevait, le soleil disparaissait à l’horizon et avec lui, l’obscurité nous invitait à rentrer chez nous.

Inconsciemment, je souriais, temporairement arraché à notre réalité j’oubliais les prédictions funestes de l’oracle. Un état de béatitude éphémère qui me faisait le plus grand bien. Depuis la visite du jarl, je vivais dans la crainte de perdre tout ce que j’avais, d’un jour à l’autre, de voir notre vie partir en fumée. De renouer avec ma première passion, de reprendre les armes et de montrer aux dieux que j’étais toujours une guerrière m’avait fait l’effet d’une bouffée d’air frais. Tyldr le remarquait et ne manquait pas de m’en faire part.

« Tu trouves? »


Les sourcils arqués, le coin de mes lèvres se soulevaient. Venant à lui et en dépit de toute la vase sur son adorable minois, je l’embrassais et goutais la terre sur ses lèvres. Nos regards se croisaient et je me fis invitante presque aguicheuse. Me lovant à Tyldr, je bousculais la bête de mon mince corps.

« Et toi seul sais ce qui me ferait encore plus plaisir? »


Si la faim torturait notre marmaille et que leur estomac grognait, mon ventre se languissait d’un autre désir. Si à l’intérieur, Astrid nous attendait avec de généreuses portions de mijoté, seulement les enfants iraient la rejoindre pour l’instant. Nous aurions pu reprendre les armes, nous affronter jusqu’à la nuit, jusqu’à ce que nos corps nous abandonnent. Nous aurions pu nous défiler, nous éloigner des regards curieux et consommer notre amour. Indécise, je m’arrachais à mon mari, récupérant mon bouclier et sa hache.

« Cette fois, essaie de ne pas tomber! Ne me laisse pas gagner! »

Le défiais-je en lui redonnant son arme boueuse récupérant la mienne, prête pour un second combat. Un vrai! Cette fois, pas de gentillesse, pas de moquerie, pas de cadeau, je me battrais comme à la guerre, comme si ma vie dépendait de l’exactitude de chacun de mes gestes. Je voulais me battre, contre le guerrier, descendant d’Odinn et non pas, contre mon époux.


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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Lun 19 Mar - 2:11

And bring me home againLes allusions lubriques fusaient, son regard transpirait une certaine férocité guerrière mêlant cette faim qui tenaille un tout autre appétit plus sexuel. Si je pouvais réussir à la contenter elle se serait déjà un grand pas en avant. Je savais pertinemment qu'elle n'en resterait pas à cette simple escarmouche entre nos deux corps s'il n'y avait pas un peu plus de sang. Je faisais mine d'être surpris face à ses paroles, quand bien même nos agissements dans notre couche pouvaient s'entendre de tous et passé outre le fracas du vent. Je souriais naïvement feintant de ne pas comprendre puis reprenait subitement mon sérieux agrippant à nouveau mon arme de mes rugueuses phalanges. Je pouvais encore percevoir le goût de ses lèvres sur les miennes, sentant encore le parfum de sa peau et les lèvres charnues s'apposer sur les miennes. Pourquoi avions nous toujours cette façon si curieuse d'entrevoir l'amour comme une perpétuelle guerre ? Aucune réponse à cette question, c'était la simplement la vie que je menais et celle-ci me plaisait tout autant que les courbes voluptueuses de son corps se collant avec une aguichante provocation contre le mien.

Je pivotais à nouveau autour d'elle, marchant lentement puis laissait ma lame tournoyé aisément dans ma main dextre. C'était là une danse à laquelle il me plaisait de croire que se soir cela se finirait la chaleur et la hargne d'une nuit aussi féroce que brûlante. Seulement si j'étais à même de lui servir quelque chose de plus convainquant que cette vulgaire manche ou mon torse trempa directement dans la fange suivit des attaques répétées de mes intrépides enfants. « Comme si je faisais exprès de perdre. » Déclarais-je en faisant un clin d’œil subtile à celle-ci. Je déployais mon avant bras vers l'avant laissant la lame allé de gauche à droite et fendant l'air allégrement. Je m'efforçais de faire en sorte que ma lame s'approche assez facilement de son corps sans pour autant la toucher réellement. Allait-elle tomber dans le piège ?  Mon regard ne quittait pas ses yeux un seul instant je cherchais avant tout à ce qu'elle se focalise sur cette lame et non sur ma deuxième main qui dans un geste décousu et flagrant se propulsa contre son épaule gauche pour la faire vaciller au sol d'un seul coup fort et puissant en même temps.

A. (0-50) Týldr ne réussit pas à toucher l'épaule d'Askerna et ne fait pas attention à son flanc. B. (51-100) Týldr réussit à bousculer Askerna et la fait tomber en arrière.

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Lun 19 Mar - 2:11

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Lun 19 Mar - 15:42

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Plaquée au sol, la poitrine vidée d’air, je cherchais à reprendre mon souffle. Cette fois-ci, on échangeait les rôles. Mon dos épousait la vase et lui se tenait fièrement debout, vainqueur de ce deuxième affrontement. Je toussais et prenais appui sur les coudes, étirant un bras pour reprendre mon épée. En me retournant, j’envoyais mon bottillon buter la cheville de Tyldr, tentant avec insuccès de lui faire perdre l’équilibre en lui faisant ce croc-en-jambe. Il chassait mon épée d’un coup de pied et l’envoyait valdinguer plus loin, m’empêchant de la reprendre. J’étais à découvert, sans arme, sans bouclier et comme lui, j’étais couverte de terreaux, trempés jusqu’à l’os. Le froid s’immisçait à travers les lainages et les fourrures de ma tunique jusqu’à mes sous-vêtements. Tous les deux n’avions guère plus fière allure qu’un porc et une truie s’envasant délibérément. J’abdiquais à l’impossibilité de faire quoi que ce soit. Le combat n’avait plus d’intérêt. Par ce regard, dévorant qu’il me portait, par cette fougue qui m’avait poussée au sol, la soif de victoire ne suffisait pas pour expliquer notre valse. L’intensité de son regard céruléen au tempérament ardent et lascif me déshabillait sans pudeur.

« Tu gagnes… »

Lui accordais-je en lui tendant une main à la recherche d’un point d’appui pour me relever. Ma main droite attrapait la sienne qui me souleva avec une facilité amusante.  Il avait la force, la puissance, j’avais la ruse et l’agilité. Si le premier jour, certains avaient douté de la pertinence de notre union et qu’encore aujourd’hui, ils nous arrivaient fréquemment de nous battre l’un contre l’autre, cela n’enlevait rien à l’amour que nous nous portions. J’étais heureuse, ici, maintenant, dans les bras de cet homme malgré les remous ou les mésententes. Je n’imaginais pas partager ma vie avec un autre que lui, mon mari, le seul homme à qui j’avais ouvert mon cœur.

En vain, je secouais les pans de ma robe. Demain, je m’occuperais de redonner leur éclat à nos choses. D’ici là, je tardais de me réchauffer, sentant un frisson me caresser l’échine et la chair de poule hisser les poils de mes avant-bras. Je vins à lui, lui offrant du bout des lèvres, un court baiser avant de reprendre la parole.

« Et si je t’invitais à partager un bain? »



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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Mer 21 Mar - 1:04

And bring me home againElle s'avouait vaincue, pour cette fois en tout cas. Cette dernière venait de tomber dans la boue aussi facilement que le piège qu'elle m'avait tendue auparavant. Quelle drôle de couple nous formions tout les deux à nous comporter parfois comme de grands enfants. Ça avait au moins le don de nous réunir, d'échanger des rires et nos sourires. Les récents événements avaient de quoi nous rendre prudent. Notre dernier fils et cette nuit effroyable m'avait fait prendre conscience que le fil de nos destins étaient toujours tendu et prêt à se briser. Pour beaucoup nous avions traversés des épreuves dans nos vies mais, devenir adulte, un mari et un père aimant ne m'avait jusqu'ici pas le moindre instant fait réfléchir sur la façon que j'avais d'agir ni même sur les conséquences de ces agissements.
J'étais trop orgueilleux pour l'avouer ouvertement, je préférais me taire, songer et me torturer l'intérieur de l'esprit plutôt que de le dire tout simplement. La fierté rend les hommes stupides, encore plus quand il s'agit de celui qui n'admettait pas que son entourage, amies comme famille avaient raison par rapport à lui. La rapidité de l'action avait sûrement surprit mon épouse si bien qu'au travers du bruissement de notre environnement, l'on pouvait entendre nos respirations saccadés et haletantes. Les derniers rayons de soleil nous saluaient et nous passions tous les deux une bonne fin de soirée. Exténués et crasseux nous portions les marques d'une journée harassante et bien remplie. Je lui tendais ma main relevant dans un geste puissant et rapide la silhouette féminine lui arrachant un baiser fugace à peine remise sur ses pieds. Éternel insatisfait dans la victoire comme dans la défaite je laissais un mince sourire s'afficher sur mon faciès en buvant littéralement ses paroles s'extirper d'entre ses lèvres.

Taquinant ses hanches de mes mains à travers le tissu poussiéreux de sa robe je lui agrippait allègrement la fesse droite avant de faire pivoter celle-ci en direction de l'habitation. « Je ne dirais pas non. » Murmurais-je à son oreille finissant par lui tapoter de ma main droite la fesse la laissant ouvrir le chemin. Aussitôt à l'intérieur de la maisonnée l'odeur d'un délicieux fumet me fit instantanément saliver. Je pouvais voir mes fils se régaler et Astrid encore et toujours à leurs côtés entrain de souper. Je m'approchais d'eux laissant ma main décoiffer la chevelure de l'aîné qui à mon approche baissais déjà la tête souriant face à ces quelques marques de tendresses qui je sais pouvais parfois surtout l'agacer. Styrbjorn lui riait déjà rien qu'à l'idée de voir son frère se faire ainsi cajoler. Je venais le chicaner en grattouillant ses frêles petites côtes car l'un comme l'autre ils ne sauraient m'échapper. Astrid souriait silencieuse et désirant par dessus tout dans son fort intérieur que les bêtises de son frère cesse. L'heure du repas pouvait attendre encore un peu, je caressais avec précaution la petite tête ronde de mon nourrisson paisible dans ses langes déjà au pays des songes.
À l'arrière de la maison trônait un large bain dans lequel je faisais couler l'eau chaude. Plusieurs seaux furent nécessaire pour remplir convenablement celle-ci. La chaleur s'y dégageant se profilait à travers la vapeur qui s'installait peu à peu de ce côté-ci de l'habitation. Le bout de mes doigts s’imprégnaient de la température ambiante en jouant à faire quelques vaguelettes. « C'est prêt. »

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Jeu 22 Mar - 0:02

And bring me home again
Tyldr & Askerna

Ses mains, larges et massives, se jouaient de mes courbes qu’elle connaissait par cœur. Dans l’habitude, elles répétaient des gestes qui nous appartenaient. Me poussant à me dérober de cet homme, mon mari, qui m’emboitait le pas. La légèreté de l’instant nous donnait un instant de répit, laissant place aux batifolages, aux rires, aux sourires partagés et à ces regards complices. L’appréhension attisait notre faim, réchauffait le cœur et le corps qui se languissaient des plaisirs charnels. Momentanément, une étincelle prédatrice brillait au fond de l’iris bleuté de Tyldr, imitant l’œil d’un rapace en chasse.

« Comment tu refuserais…? Après tout ce temps! »

Me moquais-je. Déjà une lune entière s’était passée depuis la mise au monde de notre dernier fils que je mettais encore du temps à me rétablir complètement. La mort nous avait frôlé de près tous les deux et l’inquiétude avait été le lot de notre famille durant les semaines qui avaient suivi cette nuit ensanglantée. En dépit de vouloir protéger mon nouveau-né, je négligeais inconsciemment ces simples choses qui avait l’habitude de faire mon bonheur. Instinctivement, je venais à lui, m’assurant de la sérénité de son sommeil. À côté, Tyldr fanfaronnait avec les enfants, leur arrachant des rires et des cris. Tandis que Asgeir, d’un côté, se replaçait les cheveux avec orgueil, Styrbjorn lui se tortillait sur son siège en implorant son père de lui rendre sa liberté. Je voyais dans la simplicité de cet instant la richesse de notre famille. Nous n’étions que de simple fermier, nous possédions quelques lopins de terre, quelques bêtes, mais nous n’étions certainement pas fortunés. Nos enfants mangeaient tous les jours et à ce jour, jamais ils n’avaient connu le malheur ou la faim. Si comme Tyldr, je rêvais des prochains raids, contrairement à lui, je me complaisais de notre modeste existence.  

Les bâillements, les yeux lourds, nos fils exténués par la longue journée de labeur ne protestèrent même pas au moment de se mettre au lit. Portée par une histoire, les deux blondinets s’endormirent au son de ma voix, racontant pour une énième fois comment leur père avait sût gagner mon cœur.

« Il n’avait aucune chance de gagner contre votre grand-père… mais il lui a tenu tête. Malgré le froid de l’hiver, les moqueries, et les coups, Tyldr se relevait à chaque fois. J’étais certaine qu’il allait se faire tuer, mais je ne pouvais rien y faire. Mon père était furieux et c’est son aveuglement, ses sentiments, qui ont donné un avantage à Tyldr. On aurait dit un géant qui combattait contre un enfant, et tous croyaient qu’il perdrait platement… mais il était et serait toujours, le plus grand guerrier de Skäne… »

Racontais-je tout bas, omettant deux ou trois détails, relatant aussi véridiquement les souvenirs tels qu’ils étaient gravés dans ma mémoire. Avant la fin, ils s’assoupissaient tous les deux, ne me laissant pas la chance de terminer mon récit. Remontant les couvertures sur leurs épaules, je posais baiser sur chacune de leurs têtes et éteignit les bougies, les abandonnant à leurs rêves.

La vapeur du bain rappelait la buée sortant de nos bouches. Elle contrastait avec l’air ambiant, laissant un mince halo de buée caresser les flammes qui veillaient sur la pièce. L’épaule dégagée de ma tunique, l’encolure délassée, mon petit au creux du coude s’allaitait goulument tandis que Tyldr préparait la baignoire. Hvitserk achevait son repas et lui aussi, sa petite bouche se reposait et succionnait mon sein de moins en moins vigoureusement. Je rejoignais mon époux qui m’avisait en versant un dernier sceau dans la bassine qu’elle était prête à nous accueillir. Je le trouvais à raser la surface de l’eau du bout de ses larges doigts, s’amusant des courants et des perturbations qu’il y créait. L’enfant toujours lové au creux de mon poitrail, je vins à lui, fouinant mes lèvres sur la nuque, mon souffle caresser son oreille et y gouter, la mordiller, y porter quelques mots susurrer du bout des lèvres.

« Je te rejoins tout de suite mon amour…  »

Je le laissais profiter de quelques instants de solitude le quittant pour mettre au lit notre dernier fils. Quand je revenais, je trouvais un homme détendu, immergé jusqu’au cou, les yeux fermés. Sans bruit, je me dévêtis, laissant la robe de nuit glisser sur mes hanches et trouver mes chevilles. À l’aide d’une languette de cuire, je remontais ma longue chevelure dans un chignon broussailleux.

« Tu as probablement quelques choses à m’annoncer maintenant? Non? »


Mon mari n’avait pas l’habitude de toutes ces petites attentions et si ce soir, il jouait les grands romantiques, je savais d’or et déjà qu’il prévoyait quelque chose. Je le connaissais trop bien pour l’innocenter.

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Jeu 22 Mar - 2:34

And bring me home againLentement mon corps immerge dans la baignoire créant une montée d'eau importante sous le poids de mes membres. Mon dos prend place instinctivement contre le bois et aussi silencieux qu'un serpent d'eau ma nuque s'appose contre le rebord laissant à mes yeux entrevoir le sombre plafond de notre modeste demeure. C'était chez moi, chez nous en l’occurrence et cet endroit était peut-être le lieu le plus apaisant qui soit pour mon corps et surtout mon esprit. Le monde extérieure avait beau être magnifiquement dépeint d'une multitudes de couleurs je ne trouvais du réconfort qu'en ce foyer cher à mon cœur. Je fermais mes yeux, laissant mes muscles se relâcher peu à peu. Faire le vide dans mon esprit et attendre patiemment le retour de mon épouse. J'envisageais de lui dire depuis plusieurs jours déjà mais, avec les enfants et Astrid à nos côtés la chose était pour le coup bien plus difficile. Devais-je réellement le dire ? J'avais fais cette absurde promesse de tout révélé quoiqu'il arrive. Si seulement je pouvais revenir sur ma parole, ce n'était que des mots. Non tu savais pertinemment qu'elle l'apprendrait tôt ou tard. Je songeais à la façon dont j'allais lui dire, les quelques instants de repos me semblèrent plus long soudainement. Hors du temps, à l'abri des dangers qui rôdent dans le froid mordant d'un hiver qui peu à peu laissait apparaître les herbes et fleurs sauvages en subsistance. J'entrevoyais alors sa fine et gracieuse silhouette au coin d'un œil entrouvert face aux allusions qu'elle me déclarait volontairement et fatidiquement. Toute cette petite mise en scène était plaisante à toiser de cet œil perçant à demi clos.

Son corps nue laissait apparaître une silhouette portant encore les stigmates de la naissance tant attendue. Elle restait à mes yeux la plus belle des femmes que je n'aurais jamais connue. Que devait-elle penser de son mari ? Inarrêtable, à chaque respiration, à chaque pas qu'elle faisait Askerna semblait me détourner des plans que j'avais dresser. Quelque part elle n'avait pas tord, oh elle avait sûrement pour bien des gens raison. Les plus conciliants, les petites gens sous la coupe du jarl Holgern et satisfaits de leurs misérables vies. Sache donc ces satanés pensées, tu ne vas tout de même pas tout gâcher pour quelques contrariétés ? C'est pourtant ce que tu savais faire de mieux, inexorablement tu étais capable de tout et surtout du pire. Parfois j'imaginais le jour de qui sonnerait ma fin. Comment mes os se plient et se fissurent avant qu'ils ne se brisent, si se serait une mort rapide et sans douleur ou bien agonisante et longue. N'y avait-il rien d'autre pour me garder éveillé ? Pour empêcher les murs de s’effondrer ? J'observe silencieux ma femme s'apprêtant à se joindre à moi. Je peux sentir la chaleur de son corps se coller contre le mien. Je l'avais entre mes mains et elle avait finalement réussit à m'échapper. Je crois que je n'ai d'autres choix que de me rendre. Avec Askerna je savais que je ne gagnerais jamais. Cela avait-il autant d'importance à mes yeux de toute façon ? J'avais besoin de relief, de prendre une grande inspiration. Je me redresse légèrement, mes mains calleuses agrippant de mes doigts les rebords de la baignoire et mes yeux se plisser sur les courbes de ses cuisses, de sa poitrine généreuse.  « Viens. » Lui déclarais-je sur un ton subtilement autoritaire. Je la laisse faire, je l'observe quelques instants et mes doigts tapotent nerveusement le bois sous l'impulsion de mes paroles. « J'ai commencé à rassembler un équipage... Pour une incursion vers l'Ouest. » Entamais-je laissant mes yeux allé d'un endroit à un autre puis revenir aussitôt jauger son visage pour y voir si elle allait se mettre en colère.

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Jeu 22 Mar - 4:35

And bring me home again
Tyldr & Askerna

Une idée germait dans sa tête depuis déjà plusieurs cycles de lunes. Tyldr était revenu de son dernier raid avec des ambitions nouvelles, sinon, plus convaincues que jamais ne qu’il avait un devoir à accomplir. S’il ne donnait pas l’air d’être affairé, l’esprit de mon mari ne s’arrêtait de tourner que quelques heures la nuit, et encore. Je le savais désireux de plus. Il voulait la fierté de son père qu’il rejoindrait un jour auprès d’Odin. Il voulait prouver à nos dieux que son dessein serait plus grand que celui de son héritage. Je savais, par sa façon d’être si soucieux, si attentif à tous les détails, qu’il attendait le bon instant pour cracher une vérité qui me déplairait. Il se comportait tout comme s’il allait me quitter sous peu, comme avant les raids quand le temps pressait et qu’inévitablement, nos corps physiques seraient arrachés l’un à l’autre. Il cherchait à gagner du temps, à partager notre amour et nos passions. Jusqu’à ce qu’il soit acculé dans un coin et qu’on le force à se mouiller la tête. Si pour certaines femmes, l’effronterie de mon mari pouvait être un défaut, j’y voyais là une autre raison de l’admirer et de le chérir. Si bien que même si je n’étais pas toujours d’accord avec ses choix ou sa façon d’agir, j’étais prête à tout pour qu’il atteigne ses objectifs. Je me faisais un devoir de tempérer sa fougue. En même temps, je le jalouse. Ma place auprès de mes enfants me force à renier une partie de moi-même que je me force de terrer depuis la naissance d’Asgeir. L’instinct guerrier sommeil et s’attise à la moindre flammèche, il piétine nerveusement et attend, comme une bête sauvage, d’être relâché. Le jour viendrait tôt ou tard où je reprendrais mon rôle auprès de mon mari lors de ces excursions outre-mer, d’ici là, je me dévouais à ma progéniture.

« Vers l’ouest? »

Empreinte d’une vive déception, ma surprise passait inaperçue. L’étais-je seulement? N’aurais-je dût pas prévoir qu’un jour où l’autre, Tyldr réaliserait ce rêve? Toujours, j’avais imaginé, dans mes rêves les plus fous l’y accompagner. L’ouest recelait de mystère, de lieux inexplorés desquels l’on vantait les richesses et la beauté. Dès lors, je ne pourrais pas l’y accompagner, rien, ni même la guerre, ne m’éloignerait de notre dernier fils.

« J’imagine que c'est ce que l’oracle a voulu dire, lorsqu’il m’a dit que nos dieux te réservaient une grande destinée… »

Lui laissais-je savoir. Ton époux est hors de danger pour l’instant! C’est cette phrase qui faisait écho dans ma tête, m’aidant partiellement à moduler mes craintes par rapport à ce voyage. Vouloir, sans pouvoir ou pouvoir et ne pas saisir sa chance? Que devais-je décider, faire ou ne pas faire? Où se trouvait ma place? Ici, avec eux, là-bas, avec lui? Toutes ces questions torturaient mon esprit et m’acculaient à nouveau à cette réalité immuable. Ma place en tant que femme et mère, était ici, auprès de mes fils, même si je devais laisser partir Tyldr seul, avec nos rêves.

Encore, je devais éclaircir quelques mystères, mais avant, je plongeais mes pieds dans la baignoire. Laissant l’eau chaude grimper le long de mon échine, réchauffer ma peau et apaiser les lancinations de ma poitrine engorgée. Je prenais place sur mon époux, mes bras venant se reposer sur ses épaules, je l’intimais dans une proximité qui nous avait manqué. Trop préoccupée, notre étreinte n’avait rien d’érotique… du moins, pas pour l’instant. J’étais tendue, les épaules raides, la nuque droite, je fixais mon regard à celui de Tyldr y lisant d’imperceptibles informations.

« Et avec quel bateau partiras-tu? Et qu’adviendra-t-il si le jarl vient à savoir que tu es parti là-bas, avec ses hommes? »





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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Jeu 22 Mar - 21:31

And bring me home againExplorer de nouvelles contrées étaient pour nous deux devenu une sorte de rêve éveillé. Au fur et à mesure que j'essayais d'apprivoiser son tempérament et sa fougue j'avais pu constater cet appétence pour la navigation, les combats et forcément le sexe. Nous étions attirés l'un vers l'autre, nos regards plongeant l'un dans l'autre sans prendre conscience que nous nous noyons littéralement dans les yeux de l'autre. L'être aimé c'est ainsi que l'on envisage de passer le restant de sa vie à ses côtés.  Je détaillais le ravissant visage qu'elle arborait malgré l'obscurité présente dans la demeure. La lueur des lumières se dégageant des bougies de part et d'autres de la pièce jouaient au jeu du clair-obscur et apportaient une touche mystérieuse que l'on croit percevoir dans nos rêves. Ses traits étaient fins et les détails qui le composait magnifiaient de surcroît la beauté naturelle de son être. Mes yeux céruléens contemplaient d'un regard perçants leurs faux jumeaux. La similitude n'était pas parfaite loin de là mais, la pigmentation cyan de ses mirettes qui me fixaient avec autant d'attention que les miens semblaient telle l'écume et l'eau se fracassant brutalement sur l'écueil. Saillis et arqués ses sourcils épousaient parfaitement les formes harmonieuses et gracieuses de son front. Les pommettes légèrement rosées embellissaient ses lèvres charnues se complétant à la perfection. Son long et singulier nez concave était comme la touche d'un artiste peintre déposant son dernier coup de pinceau sur le chef-d’œuvre durement achevé. Elle ne manquait pas d'atouts et son charme s'opérait sans crier gare. Je marquais de l'intérêt à son égard, non pas par pulsion ou par un imprévisible désir qui s'emparerait de moi. Non il y avait autre chose chez Askerna qui m'interpellait, ce je ne sais quoi qui vous coupe dans votre élan et accapare toute votre attention en un battement de cils.

Le temps semblait s’écouler d'une étrange façon ici bas. Plus lentement qu'à l’accoutumé. Un à un les grains de seigle chaviraient du haut de la falaise telle l'averse aussi forte qu’éphémère. Chaque seconde en sa présence était aussi intrigante que plaisante si bien qu'il ne m'était aucunement difficile de me remémorer la dernière fois où je m'étais retrouvé à parler sans voir le temps passer. Je comptais bien profiter de ces instants qui réconfortaient mon cœur encore blessé et empreint d'une certaine noirceur qui ne cesserait d'agiter et perturber mes sens jusqu’au moment fatidique. Lâcher prise, ne plus penser, quoi de mieux que de se laisser aller dans une situation aussi aguichante et empreint à ce singulier sérieux dont nous faisions preuve tout les deux. Jouer avec le feu ne m'a jamais effrayé. Au contraire j'en étais parfois l'élément déclencheur et j'aimais l’attiser. Je m'amusais à jouer telle un maître forgeron attisant les flammes et écrasant les braises incandescentes au sein du foyer. Était-il question d'un simple jeu ? Ou d'une chose bien plus grande auquel je ne pouvais échapper ? Elle accaparait de tout son être mon intérêt, ma curiosité sans pourtant me déclarer ouvertement que j'étais pris dans les mailles de son filet depuis que mes yeux s'étaient posées sur elle. Askerna était une femme mystérieuse et tout aussi dangereuse que désirable. Mon insatiable envie d'être auprès d'elle se traduisait non seulement par la connaissance de son esprit et de son corps. À la fois spirituel et sexuel. Les deux se mélangeaient et se mêlaient dans une miscibilité parfaite qu'elle en devenait un tout, une unique chose que je côtoyais et m'en délectais quitte à m'approcher trop près du soleil et me brûler totalement les ailes.
Le danger était à la fois mon moteur et ma ligne de conduite. Vivre une vie tranquille dénuée d'enjeux et de choix ne me plaisait en aucune manière. La vie la vraie ! Celle qui vaut la peine d'être vécu aujourd'hui et demain, ici ou là bas. Après tout notre désir l'un pour l'autre n'avait fait que croître au fil des années et pour cela je ne voulais pour rien au monde la perdre de vue ne serait ce qu'une seule et insignifiante seconde.

« Oui l'Ouest. » Confirmais-je face à ce regard songeur. « L'oracle t'as dis ça ? » Questionnais-je laissant ma tête pencher sur le côté et reprendre de plus belle. « Qu'a t-il dit d’autres ? » laissant ma main droite crisser ma barbe en interrogeant celle-ci le regard empreint de cette curiosité habituelle dans chaque mimiques et pensées.

Je m'attardais sur des détails futiles et puériles pour la plupart des gens de ce monde. Qui penserait qu'une brute épaisse pouvait être empreinte de folie et de démence quand il s'agissait d'une femme. Un grondement au plus profond de mon être sonnait et l'heure était à l'offensive qu'importe les plaies, qu'importe les entailles et les blessures superficielles et pourtant parfois si profondes. Mon cœur se stoppa en une fraction de seconde. Peine perceptible à l'échelle humaine et pourtant mes yeux s'ouvrirent et contemplèrent la prédatrice se mouvoir jusqu'à sa proie et jouer de son irrésistible charme. J'avais l'impression de me perdre et plonger la tête la première dans l'eau bouillante pour en ressortir aussi éperdu et aveugle qu'incapable de raison. Je faisais abstraction, m'enfermant dans cette vision jubilatoire et mystique de cette créature, cette sirène qui nageait et agitait ses nageoires vers moi. Elle était unique en son genre et il n'en existait aucune autre sur terre.

Je pouvais ressentir son corps se rapprocher, frôler pour finalement se coller contre le mien. À réfléchir y'avait-il meilleur sensation que celle de sa femme contre son corps ? Cela demandait réflexion mais, le pauvre petit moi en cette situation aussi fortuite et soudaine n'avait aucunement l'envie ni les capacités concrètes de débattre avec lui même. Non le combat était tout autre. Il était si près qu'il pouvait ressentir la chaleur lui monter jusqu'aux tempes à lui en faire imploser le crâne comme une simple bulle éphémère et fragile. La tension s’intensifiait si bien que la virilité de Týldr  pointait haut et fort vers le ciel prêt à en décrocher la lune. Je l'écoutais et me laissais bercer par la douce et mélodieuse voix qu'elle arborait envers moi. J'étais aspiré, absorbé par ses deux spirales océanes auquel je ne pouvais échapper ni même parer le moindre geste. « J'emprunterais l'un des navires d'Holgern, je donnerai au jarl ce qu'il a envie d'entendre prétextant que nous partons en haute mer pour la pêche. » Lançais-je laissant mes yeux empreint d'audace afficher un sourire présomptueux et déjà vainqueur sur mes lèvres.  

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Ven 23 Mar - 19:37

And bring me home again
Tyldr & Askerna

« Rien d’important… »

Répondis-je à sa première question tandis qu’un hochement de tête vint confirmer la deuxième. Ce soir, les sombres prophéties de l’oracle ne viendraient pas ternir nos humeurs. Tyldr ne devait pas savoir, pas de suite, rien ne devait l’éloigner de son but. Qu’est-ce que cela changerait? Qu’il sache aujourd’hui ou plus tard? Je pouvais tolérer de porter le fardeau du savoir seul encore quelque temps. L’ouest, ce rêve, trop beau, trop grand, que nous convoitions ne serait pas terni par ces sornettes absurdes. Probablement étais-je folle de croire qu’en tant que simple femme, je saurai déjouer les desseins des dieux, mais je l’espérais de tout mon cœur. Hel ne m’arracherait pas mon fils, pas tant que je serais là. L’amour d’une mère n’avait aucune limite et je sacrifierais ma vie pour eux. J’étais prête à mourir aujourd’hui s’il le fallait. Telle une ombre, ces mots prononcés par le vieux sage obscurcissaient mon quotidien comme mon regard. Ma respiration restait en suspens et pendant ces courtes secondes, l’air emprisonné autour de mon cœur lui donnait le courage de fermer les yeux sur cette promesse de mort qui le tourmentait.

« Il m’a dit qu’il a vu un voile lumineux autour de ton toi, et que les dieux appréciaient ton entêtement… »


L’eau me détendait. Déliait nos muscles et apaisaient nos songes. La vapeur embuait la chambre rappelant les soirées plus humides des saisons estivales. Les fines goulettes d’eaux traversées par l’incandescence des flammes créaient de multiples halos lumineux. Elles vacillaient, se miraient et dansaient sur nos peaux et pénétraient la nitescence de ces iris océaniques qui lorgnait chaque parcelle de mon anatomie. Mes coudes se rétractaient, retrouvaient la proximité de mon corps. Mes doigts glissaient, agaçant et caressant à la fois, se jouant de ce corps qu’ils connaissaient par cœur. Ils y redécouvraient les reliefs de ces multiples cicatrices laissés par les combats. Chacune d’entre elles portait une histoire. La plupart, je les avais pansées et soignées. Elles racontaient des exploits, des succès comme des défaites, elles avaient été mères d’angoisse et de soulagement. Mon geste s’arrêta sur celle qui traversait son abdomen, de sa dernière côte jusqu’à son ombilic, elle décrivait un mouvement oblique précis. Seul le tranchant d’une épée pouvait laisser derrière elle d’aussi grave blessure. Fendant l’air dans un sifflement aigu, l’outil métallique lacérait violemment le cuir de l’armure de Tyldr. Je revoyais la scène se rejouer sous mes yeux. Cette peur de perdre celui que j’aime à la main de l’ennemi, de la maladie ou de la vieillesse me torturait intérieurement. Ce sentiment qui venait nous tordre les tripes nous rappelant la fragilité de notre futile existence ici-bas. J’implorais les dieux, qu’ils protègent mon époux.  

Tyldr reprenait parole me tirant de ma contemplation, hameçonnant toute mon attention de cette voix profonde et grave. Fière, je le voyais bomber le torse, le coin des lèvres soulevé, charmeur et plein d’assurance, l’air un peu cabotin. Il me donnait toutes les raisons de sourire, mais je me mordais les lèvres, levant les yeux au ciel l’air faussement exaspéré. Contre ma cuisse ce membre ardent et gonflé me fit comprendre qu’il n’avait plus que cette discussion en tête. Un homme ne pouvait pas penser avec sa tête et porter une érection aussi puissante en même temps.  Tout son sang ne se concentrait plus qu’à une seule place. Mon cœur s’accélérait tirailler par l’envie et le désir. Je me relevais, agenouillée au-dessus de toute sa masculinité, je le coinçais entre mon corps et l’armature de la baignoire. Attrapant sa large mâchoire au creux de mes paumes, je le forçais à relever son menton et à me regarder, m’assurant d’avoir toute son attention.

« Et tu penses vraiment qu’il t’accordera une confiance aveugle? »

Me moquais-je avant que mes lèvres trouvent leurs chemins au travers de cette barbe piquante et hirsute. Je le mordais, l’invitait dans un baiser languide. Je me pressais contre lui et laissais sa chaleur virile effleurer mon bas-ventre.




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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Mar 17 Avr - 14:51

And bring me home againÀ ses mots je ne pouvais qu'imaginer ce que le voyant avait bien pu lui dire. Il avait toujours cette manière de promulguer des paroles énigmatiques empreint d'un esprit mystique en proie aux temps immémoriaux et antiques. C'est la façon dont Askerna me dévoila les choses qui me surprendra plus que les dires de cet individu maudit et voué à vivre entre le monde des vivants et des morts. Le bruissement de l'eau accompagnait sa voix et son corps d'une suavité sans pareille. À chaque courbes, chaque contact que j'avais de mon corps et du sien, l'un contre l'autre je me sentais si bien. Peau contre peau nous nous épions un moment sans dire un mot. Je pouvais sentir son parfum, naturellement se développer dans un souffle qui s'extasiait de saisir la moindre opportunité, de faire monter le désir naissant en elle et se dressant malgré moi. Ma nuque décrivait un arc de cercle et mes épaules saillantes apposées contre l'armature en bois de notre bain conjugale me laissait pleinement le choix de poursuivre ce sinueux et périlleux chemin d'une main agile, quelques peu rugueuse le long de ses côtes pour parvenir jusqu'à ses seins. « Rien que ça. » Déclarais-je ironisant sur cette façon de voir que les Dieux pensaient que j'étais digne de leur soutien. La plupart des gens croient indéfectiblement au destin, nous y croyons tous et pourtant au fond de mon cœur et de mon esprit une lueur étrange peu à peu me fascine et m'effraie. Elle semble trop loin pour qu'elle n’atteigne mes convictions fermement ancrée en âme. Je détournais cette pensée, la balayant de ma tête comme un vulgaire brin de paille.

Soudain elle saisit entre ses phalanges fines et délicates mon visage. Je n'admettais jamais volontairement que ce genre d'acte envers moi  ne me déplaisait pas. Je souriais avec cette façon subtile et empreint d'arrogance qu'était la mienne. Ce tempérament sauvage et son sourire mystérieux ne camoufle aucunement son agacement face aux agissements que je comptais entreprendre à l'encontre du jarl Holgern. La moquerie était l'un de ses atouts dont elle savait pertinemment l'effet sur ma personne. Je n'appréciais pas assez à sa juste valeur les conseils de celle-ci et elle me renvoyait bien cela en pleine face. Dans cet acte farouchement vil, elle m'embrassait, laissant à l'abri des regards ce qui se produisait dans la partie immergée de l'eau. Je goûtais sans scrupule au goût de ses lèvres charnues avec une hargne dont elle partageait l'appétit vorace. M'arrachant à cet assaut je répliquais. « Le jarl n'a confiance en personne. » Je déposais mes lèvres sur le haut de sa poitrine parsemant celle-ci de langoureux baisers. « Il doit s'attendre à ce que je lui désobéisse pour légitimité des représailles dans la violence et le sang. »  

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MessageSujet: Re: And bring me home again (pv Askerna) Mer 18 Avr - 5:05

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