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Dans la grange des barbares (PV Astrid)

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THRAELLAR

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MessageSujet: Dans la grange des barbares (PV Astrid) Jeu 24 Mai - 7:06

Dans la grange des barbares
feat Astrid
Une fois les présentations terminées et mon bol de bouilli avalé, les barbares me remisent sans plus de cérémonies dans une petite grange attenante à leur ferme. Encore attaché, je suis poussé à l’intérieur. On jette à mes pieds un tas de couvertures pêle-mêle, puis la porte se referme derrière moi avec un bruit qui me semble fracassant dans l’immobilité sombre qui règne.

Sans grande conviction, je donne deux ou trois coups d’épaule dans la porte qui refuse de bouger, solidement bloquée de l’extérieur. Aucune autre ouverture n’est visible dans les murs de la grange. À l’autre extrémité, j’entends des chèvres bêler. Je suis prisonnier, mais pour la première fois depuis le raid je suis seul.

J’aurais pu explorer ma nouvelle geôle, chercher une issue, mais je me laisse plutôt glisser par terre découragé, assommé par la fatigue et tenant à peine sur mes jambes. J’aurais dû me sentir soulagé d’être enfin hors de la vue de ses barbares, mais la solitude m’oppresse. Je n’ai rien pour me distraire de mes pensées, des souvenirs du raid et de la pénible traversé en mer, mais surtout de ceux qui ont perdus la vie et de ceux que je ne reverrai probablement jamais. Est-ce que ma famille me croit mort ou est-ce qu’ils savent dans leur cœur que je suis encore en vie? Où sont maintenant les autres villageois qui ont été vendus en esclavage? Sont-ils aussi seuls que moi ou eux ont-ils au moins le confort d’être en groupe?

Un sanglot coincé en travers de la gorge, je me refuse à pleurer. Pour m’occuper, j’examine la pile de tissus qu’on m’a laissée. Dans ce que j’ai d’abord pris pour un simple tas de draps, je trouve des vêtements de rechange plus chaud que ceux que je porte en ce moment, mais je vois difficilement comment me changer avec les bras ficelés autour du corps. Et puis je suis si sale. À quoi bon mettre des vêtements propres? Je me contente de jeter maladroitement par-dessus moi une couverture de laine puis de fermer les yeux.

Je cherche un repos qui vient difficilement malgré mon épuisement. Je tremble de tout mon corps. Je tremble de froid et de fatigue, mais peut-être aussi de mes nerfs qui lâchent. Je referme ma main droite sur la croix qui pend encore à mon coup, une des rares choses qui continuent de me lier à me terre natale et j’essaie de prier. Je prie pour rien. Je ne sais plus quoi demander. Je suis perdu et à bout. Je prie seulement pour ne pas penser à autre chose, répétant sans grande conviction les mots que je connais par cœur depuis ma tendre enfance.

Après suffisamment de Je vous salut Marie pour avoir abandonné de les compter, je fini par sombrer dans un sommeil fiévreux.
☾ anesidora


Dernière édition par Aelfstan Mylnere le Ven 1 Juin - 4:52, édité 1 fois
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VÖLVA

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MessageSujet: Re: Dans la grange des barbares (PV Astrid) Ven 25 Mai - 2:12


Dans la grange des barbares

Aelfstan & Astrid




La soirée avait passé doucement. Après toute l’agitation qu’avait causée le nouveau venu, nous nous étions tous attablé pour savourer autant un bon repas que de belles histoires. C’était ainsi depuis toujours lorsque mon frère revenait d’un périple. Le temps filait sans que nous ne nous en rendions vraiment compte et bien vite les petits avaient commencé à bailler discrètement, niant être fatigué simplement pour entendre à nouveau leur père raconté ses exploits. Ce n’est pas sans protestation que leurs parents les ont finalement envoyés au lit, eux-mêmes gagnant en vitesse leur chambre. J’aurais menti en disant que je ne m’y attendais pas. Ce fut donc mon signal pour prendre quelques bouts de tissus ainsi qu’un seau alors que je mettais de l’eau à chauffer.

C’est avec mon attirail d’une main et une chandelle de l’autre que je poussais la porte de la grange, la refermant rapidement derrière moi. Mes yeux, habitués à la peine ombrent, dessinait sans peine le décor calme de l’habitat. Je vis l’homme étendu non loin, recouvert sommairement d’une des couvertures de laine que je lui avais apportée tout à l’heure. Il semblait dormir et je n’osais pas le réveiller alors qu’il profitait peut-être d’un sommeil réparateur. J’ai déposé les articles à mes pieds et allais sortir discrètement lorsqu’un petit cri me rappela. Je me retournais pour voir apparaitre la petite Douceur. Alors que toutes ses congénères dormaient à poing fermé, elle courait vers moi, me donnant quelques coups de tête affectueux. Je me penchais à sa hauteur pour lui câliner la tête. J’avais secrètement donné un prénom à chacune d’elles. Alors que mon frère et ma belle-sœur les appelaient tendrement Côtelette, Rôti et j’en passe, moi je préférais choyer un peu plus leur bref passage en ce monde.

« Chut, chut Douceur. Tu vas réveiller notre invité. » Mais trop tard, je le voyais déjà battre doucement des paupières. Je caressais une dernière fois ma petite chèvre pour aller m’agenouiller aux côtés de l’anglais. « Bonsoir Mylnere. Comment te sens-tu? » Son regard était vitreux, un peu comme si une partie de lui voguait encore dans la brume de Niflheim. J’approchais ma main pour la poser sur son front brulant. D’un geste rapide, j’attrapais un bout de tissu que j’imbibais d’eau avant de lui éponger le visage doucement. « Doucement, tu dois être terriblement fatigué. »

Je pris ensuite un gobelet d’eau et l’aidais à boire. Cet homme, peu importe son origine et ses croyances semblait mal en point et il ne nous serait pas plus utile étant mort. Le mieux que je pouvais faire pour le moment était d’en prendre soins en espérant qu’il serait bien vite en meilleur état.  « Je vais prendre soin de toi, tu n’as pas à avoir peur de moi. »



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THRAELLAR

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MessageSujet: Re: Dans la grange des barbares (PV Astrid) Mer 6 Juin - 3:53

Dans la grange des barbares
feat Astrid et Aelfstan
C’est d’abord le bruit des chèvres qui me tire hors du sommeil, puis une voix que je ne peux comprendre. J’entrouvre les yeux et la lumière d’une chandelle au milieu de la pièce plongée dans le noir m’éblouit. Sous moi, le sol est froid, mais solide. Rien ne tangue. Je suis surpris de ne plus me trouver sur le bateau des barbares. J’essaie de me lever sans y arriver. Une main froide se pose sur mon front. Je tente d’attraper l’inconnu par le poignet, mais ça non plus je ne peux pas.

Finalement, ma vision s’adapte à la lumière et je reconnais à mes côtés la jeune femme. Les évènements de la journée me reviennent tranquillement en tête. Je suis attaché dans la grange de mes ravisseurs. La païenne continue de me parler même si je n’y entends rien. Le seul mot que je comprends est Meunier, le faux nom que je leur ai donné, qu’elle prononce étonnamment bien.

Je reste immobile, comme l’animal en cage que je suis. Je la surveille d’un regard méfiant en essayant tant bien que mal de cacher la terreur que tous et chacun de ses barbares m’inspire. Elle me lave le visage avec de l’eau tiède. Ses gestes sont lents et empreints de douceur. Je me calme peu à peu.

Si je ne saisis rien au langage de ces païens, leurs coutumes me sont au moins tout aussi étrangères. Plus je passe de temps en captivité et plus j’ai l’impression que rien de rime à rien dans ce qu’ils font. Pourquoi avoir essayé de me brûler vif si c’était pour me ramener avec eux dans ces terres oubliées de Dieu? Pourquoi m’avoir laissé m’enfuir si c’était pour me rattraper aussitôt? Et surtout pourquoi ne pas m’avoir puni pour ma tentative d’évasion? À la place il me traite mieux depuis qu’ils ne m’ont jamais traité avant. On soulève et on me transporte délicatement lorsque je suis trop fatigué pour marcher. On me lave. On me donne de la nourriture chaude et de l’eau fraîche, un toit et des couvertures; toutes des choses auxquelles je n’ai pas eu droit pendant cette traversée en mer maudite.

Lorsqu’elle a fini de me nettoyer, la jeune femme me donne à boire. Pour ne pas m’étouffer sur le liquide, je me redresse autant que peux malgré mes liens et ma fatigue. Je suis embarrassé d’être aussi faible et vulnérable devant cette parfaite inconnue. Elle parle avec le ton qu’on utiliserait pour rassurer un enfant et gêné je regarde par terre.

Pour ne pas paraître impoli ou ingrat face à cette soudaine amélioration de mes conditions, je me sens obligé de dire quelque chose en retour. «Merci beaucoup… Astrid». Au dernier moment son nom me revient. Je le prononce un peu maladroitement avec une pause entre les syllabes qui n’existait pas lorsqu’elle le disait elle-même.

Quelques secondes passent en silence et je me force finalement à relever la tête pour la regarder. Pour une raison qui m’échappe, j’avais plus de facilité à jouer au dur devant les guerriers armés de haches et d’épées que devant cette fille qui me veut visiblement aucun mal.
☾ anesidora
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MessageSujet: Re: Dans la grange des barbares (PV Astrid) Mer 6 Juin - 19:15


Dans la grange des barbares

Aelfstan & Astrid




Je regarde cet homme qui me semble bien plus fragile à l’instant qu’il ne l’était la première fois que je l’ai vu. Voyant qu’il tente de se relever, je l’aide de mon mieux, soulevant son corps frêle et l’appuyant sur le mur derrière lui. Sans comprendre ce qu’il me dit, je crois reconnaitre mon nom. Je lui souris alors qu’il lève la tête vers moi. J’approche de nouveau la main pour toucher son front. Malgré l’avoir épongé d’eau il reste encore bien trop chaud pour que cela soit naturel. Il doit faire de la fièvre et cela m’inquiète.

« Tu es mal, tu dois avoir une infection de quelque sorte. Je ne peux pas te laisser ainsi. »

J’enlève totalement la couverture le recouvrant et déchire le col de son vêtement laissant nu près de la moitié de son torse blanc et trempé. Je dois l’aider à faire évacuer cette chaleur et l’air frais de la nuit sera mon allié.

« Reste ainsi et attends moi. Je reviens bientôt avec quelque chose qui t’aidera. »

Je prends alors la chandelle, me sentant un peu coupable de le laisser ainsi dans l’obscurité et quitte la grange pour notre maison. Je remets rapidement de l’eau à chauffé alors que je prends les plantes qui me seront utiles. Je les choisis méticuleusement. Ce n’est pas la première fois que j’ai à soigner ce genre de mal et même si mes connaissances sont plutôt rudimentaires, je crois être en mesure de l’aider. Je mélange donc les herbes à l’eau et reprends la route vers l’endroit où est détenu notre invité. Lorsque j’entre dans la bâtisse faiblement éclairé la scène n'est tout autre que celle que j’ai quittée précédemment.  L’anglais est toujours là, mais plutôt qu’au sol je le retrouve debout, toujours attaché. Ses vêtements sont différents et maculés de sang tout comme sa peau blafarde où je distingue de profondes entailles. Dans son regard je vois une peur intense ainsi que beaucoup de douleur. Sur le coup de la surprise je recule vivement et ferme les yeux. Lorsque je les ouvre, je le retrouve dans la même position qu’à l’origine, sur le sol de notre grange l’air absent. Je m’avance tranquillement vers lui et pose mon récipient au sol tout comme la chandelle et l’observe un instant.

« Ok alors… je vais peut-être te paraître étrange, mais ne t’inquiète pas. »

Alors qu’avec une petite lame je termine de couper sa tunique en longueur je repense à la vision de sa peau tailladée. Pourquoi ai-je vu cela? Qu’allait-il bien arrivé pour qu’il se retrouve ainsi ? Allait-il nous causer un tort si terrible pour que nous allions devoir en arriver là? Une envie me prend alors de mettre fin à cette souffrance. Peut-être par clémence ou encore par vengeance d’un acte qu’il n’avait pas encore commis et ne commettrait peut-être jamais. Je prends avec déférence la croix de métal qu’il porte au coup dans ma main. Est-ce donc son Dieu et ses croyances qui nous causerons tant de mal, à lui et à nous. Je le repose sur sa poitrine nue, prends un nouveau bout de tissu que j’imbibe de la décoction que j’ai préparée. Je l’éponge de cette substance et le sens frémir et se contracter sous mes doigts.

« Je ne sais pas ce qui va advenir de toi, ni même si tu suvivras. Pourquoi les Dieux t’ont-ils mis sur notre chemin ? Veulent-ils mètrent à l’épreuve nos convictions et croyances . »


J’arrête mon geste un instant, regardant dans ces yeux. J’y vois de l’incompréhension ainsi que de la peur. Tout au fond un voile sombre ne me laisse présager rien de bon. Il est un animal en cage, perdu et blesser. Dans ces conditions, même les plus sains des hommes pourraient devenir fou et faire des choses insensées.  

« Que vais-je faire de toi. »

Je le regarde et ne peux me résoudre à le blesser de sang-froid. Non pas que je ne craigne pas être incapable de le blesser physiquement vu l’état dans lequel il est, mais il m’évoque de la pitié. Puis s’il devait nous causer le moindre mal, je sais les souffrances qu’il risque de subir.



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MessageSujet: Re: Dans la grange des barbares (PV Astrid) Sam 9 Juin - 9:31

Dans la grange des barbares
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Pour la seconde fois, ses doigts glacés sont sur mon front. Ma peau doit lui paraître brûlante, mais pourtant c’est moi qui suis transi de froid. J’en suis presque réduit à claquer des dents. Je tente un geste pour resserrer la couverture autour de moi, mais la païenne me l’enlève complètement. Surpris, je la dévisage et dans son regard je crois voir de l’inquiétude.

D’un geste elle déchire ma tunique, et je reste figé à son audace. À la lueur de la chandelle, je peux voir la sueur briller sur ma peau. Pourtant j’ai si froid. Mon esprit embrouillé par l’épuisement et par les émotions prend un long moment pour comprendre que je dois être fiévreux. Entre temps, la fille a le temps de se lever et de quitter la grange, me laissant de nouveau seul.

Malgré mon inconfort, je me remets rapidement à somnoler et quand elle revient j’ai à peine conscience de son arrivée. C’est la vue du couteau qui me saisit et me réveille. Je retiens ma respiration pendant qu’elle finit d’ouvrir l’avant de mon vêtement. Je n’ose protester ni pour ma pudeur ni pour le peu de possession matérielle qu’il me reste de crainte que la lame se retourne contre moi.

Lorsqu’elle se saisit de la croix qui pend à mon cou, celle-là même que ma mère m’a offerte il y a de ça plusieurs années, je réagis malgré moi et malgré le bon sens. J’ouvre la bouche pour dire quelque chose au même moment que ma main bouge instinctivement pour reprendre l’objet. Mes liens m’arrêtent alors que mes doigts frôlent presque les siens, me rappelant durement à la réalité de la situation. Je referme ma bouche sans rien dire.

Si j’ai transgressé une fois de plus les limites étroites de ce qui m’est permis, la jeune femme ne semble pas s’en formaliser, ni même s’en apercevoir. Ses yeux sont fixés sur le pendentif. L’expression de son visage est à la fois impossible à lire et étrangement intense. La peur qui me quitte rarement me reprend au ventre.

Elle pourrait prendre la croix et la détruire. Elle pourrait me faire du mal pendant que je suis vulnérable. Elle se contente plutôt de reposer l'objet sur mon torse et de se pencher pour prendre un linge et un pot en bois que je n’avais pas remarqué avant. Elle me frotte et m’enduit d’un liquide à l’odeur qui à la fois m’est étrangère et me rappelle les tisanes de plantes médicinales que ma grand-mère me faisait boire lorsque j’étais malade. Cela devrait peut-être me rassurer que ses intentions à mon égard n’ont rien de mauvais ou de dangereux, mais en même temps que ses mains s’activent elle continue de parler. Plutôt que le babillage rassurant qu’elle me servait plus tôt, elle s’exprime maintenant d’une manière grave et sérieuse. Est-elle vraiment en train de me soigner ou n’est-elle pas plutôt en train de m’ensorceler? Je ne sais comment interpréter son changement d’humeur autrement.

Malgré mes craintes pour ma sécurité et pour celle de mon âme, je ne bouge pas. Je me contente de l’observer. Il n’y a rien que je pourrais faire qui n’empirerait pas la situation. Au bout d’un moment, elle s’arrête et fixe ses yeux dans les miens. Encore une fois, l’intensité de son regard ajoute à mon inquiétude et à mon agitation. Elle parle, toujours solennelle, et je crois qu’elle me pose une question.

Comme si quelque chose cédait en moi, que mes nerfs me lâchaient enfin, je me mets à monologuer sans pouvoir m’arrêter. Je lui dis que je ne comprends rien à ce qu’elle fait, ni à tout ce qu’ils font d’ailleurs, que je ne sais pas ce qu’ils me veulent ou en fait si je m’en doute un peu, mais que je ne suis qu’un honnête meunier qui n’est jamais allé bien loin de l’endroit où il est né. Je lui demande à quoi vais-je leur servir moi qui n’ai jamais été fermier, moi qui ne connais rien de leurs terres étranges. Je lui dis aussi que j’ai peur, horriblement peur, plus que je n’ai jamais eu peur dans ma vie, même en comptant la fois où quand j’étais gamin les loups ont entouré le troupeau que j’amenais paître dans les collines. Je lui dit que je sais que la mort m'attend, que j’espère que Dieu aura pitié sur mon âme et veillera sur moi.

Toutes ces confessions me sont comme arrachées contre ma volonté. Lorsque j’arrête enfin, le silence dans mes oreilles est assourdissant et humilié je peux sentir l’humidité des larmes sur mes joues.
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MessageSujet: Re: Dans la grange des barbares (PV Astrid) Mer 13 Juin - 3:32

Astrid Víðardóttir a écrit:

Dans la grange des barbares

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C’est avec application que je repends sur son torse nu, le liquide soigneusement préparé. Je sens des frissons parcourir son corps frêle alors que le tapote doucement sa peau. Je relève la tête et aperçois alors une expression que je ne connais que trop bien. Je vois sur son visage une peur immense. Un est effrayé, terrifier. En même temps, quoi de plus normal dans sa situation?

Je connais la peur pour moi-même la ressentir dans certaines occasions. C’est un sentiment que je refoule au fond de moi de mon mieux. J’ai toujours appris que je devais être forte et courageuse et c’est ainsi que je continuerais d’être. Personne ne peut être fort et vivre ma vie à ma place. Si je suis ici et que je continue chaque jour c’est que les Dieux en décident ainsi et que c’est ainsi qu’il doit en être.

Je ne réalise pas tout de suite qu’il a commencé à parler. Il est lancé dans une longue tirade dont je ne comprends pas un traitre mot. Ce que je comprends cependant ce sont les larmes coulant sur ses joues, encore rougie par la fièvre. Je ne comprends pas trop moi-même si qui me prends alors, mais la lâche rapidement le tissu que j’avais en mains pour l’enlacer. Tout doucement au début, puis avec plus de force alors que j’appuie sa tête sur mon épaule, lui caressant les cheveux.

« Pleur, ne t’en fait pas. »

J’ai l’habitude de consoler mon neveu ainsi. Cet esclave déclenche bien malgré moi des émotions presque maternelles. Peu importe la suite de son aventure en notre monde, ce soir il n’est qu’un homme affaiblit ayant besoin d’un peu de tendresse. Je ne sais que faire d’autre pour me montrer mon soutien en cet instant. Je sais que mon frère n’est pas toujours tendre et je ne peux qu’imaginer la dure traversée qu’il a du vivre depuis son pays d’origine.

C’est d’une voix calme et posée que j’entame alors une histoire. Je lui parle de nos dieux et de nos coutumes. Je lui parle de la vie sur la ferme ainsi que dans nos contré. Je ne sais combien de temps je lui raconte tout cela, mais je sens peu à peu son corps se détendre au son de ma voix. C’est avec douceur que je l’allonge sur le sol. Je touche son front une dernière fois pour constater que sa température semble déjà plus normale. Il tremble moins et sa peau reprend une couleur plus familière. J’étends la couverture sur lui, lui caressant une dernière fois les cheveux.

« Dors maintenant. Reprends des forcess et survis. »

Je remplis mes bras de toutes les choses que j’avais amenées avec moi et quitte la grange, refermant la porte derrière moi. Je prends un instant pour regarder le ciel et apprécier le souffle frais du vent sur moi. Il ne faut pas être devenu pour savoir que la présence de cet homme ne nous entrainera rien de bon à court terme, mais j’espère me tromper. Mes yeux se fatigues, me rappelant qu’il est plus que temps d’aller dormir moi aussi. Je ne peux rien faire de plus que ce que les Dieux ont prévu. Laissons-les faire leurs travaux, ils savent mieux que quiconque ce qui est mieux pour nous.  



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MessageSujet: Re: Dans la grange des barbares (PV Astrid) Sam 30 Juin - 22:44

Dans la grange des barbares
feat Astrid et Aelfstan
Elle me touche et je me fige. Même ma respiration se coince dans ma gorge. Je m’attends à ce qu’elle me remette à ma place pour avoir osé agir aussi librement. À mon grand étonnement, elle m’enlace plutôt. Avec ses bras autour de moi, elle m’attire tranquillement vers elle et me force à mettre la tête sur son épaule. Elle me parle doucement tout en commençant à jouer dans mes cheveux.

Mon premier instinct est de la repousser, de maintenir autant de distance que je peux entre moi et cette païenne. Avec mes bras attachés ce n’est pas évident, surtout que je n’ose user de force contre elle par peur de représailles. Après quelque seconde à me débattre faiblement je me résous à attendre qu’elle me lâche d’elle-même. Cette fois-ci, je ne dis pas un mot. Je me tais pour ne pas encore en dire trop.

De longues minutes s’écoulent sans qu’elle ne me libère. Peu à peu ma respiration revient à la normale, mis à part pour les sanglots occasionnels que, trop poussé à bout, je ne parviens pas à contrôler. Si mon corps se calme progressivement, mes pensées continuent de tourner à toutes vitesses dans ma tête. Je ne comprends pas. Je ne comprends tout simplement pas la logique qui gouverne ces barbares. Chacun de leurs changements d’humeur me prend au dépourvu. J’ai l’impression qu’elle me berce comme elle bercerait un enfant, qu’elle veut me consoler, me rassurer. Pourtant c’est son peuple, sa famille, qui a massacré et brûlé les miens, qui m’a affamé, qui me retient prisonnier, qui veut sans doute me réduire en esclavage.  

Elle parle sans s’arrêter, sans attendre de réponse, comme si elle racontait une histoire. Si Týldr et sa femme semble me considérer comme une bête de somme un peu trop revêche, je crois vraiment qu’elle me prend plutôt pour un gamin. Normalement cela me piquerait dans ma fierté, mais là je suis tellement au bord de l’effondrement que je suis prêt à prendre avec gratitude n’importe quel répit qu’on m’offre.

Mes paupières s’abaissent et ma tête semble lourde à porter, mais je combats le sommeil. Je ne veux pas être plus vulnérable que je le suis déjà devant cette inconnue imprévisible. Finalement, elle relâche sa prise sur moi et elle m’aide à m’allonger sur le sol. Je suis peut-être plus endormi que je le crois, car j’ai l’impression d’être sans volonté entre ses mains. Une dernière fois, elle touche mon front. Sa peau me paraît encore froide, mais presque tiède. Elle doit le prendre comme un signe que je survivrai la nuit, car elle se relève et je la vois se mettre à rassembler ses affaires. Avant même qu’elle ait atteint la porte de la grange, mes yeux sont déjà fermés et mon esprit plonge dans le sommeil.
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